Construire au Sénégal les moyens de sa propre défense.
Une feuille de route industrielle en trois phases : concevoir, fabriquer et entretenir ici les drones, les robots terrestres et l'électronique embarquée dont nos forces ont besoin.
La vision en une page
Un pays qui ne fabrique pas ses équipements subit le calendrier des autres.
Le Sénégal achète aujourd'hui l'essentiel de ses moyens de surveillance et de protection à l'étranger. Chaque pièce de rechange, chaque mise à jour, chaque réparation dépend d'une décision prise ailleurs, dans un délai que nous ne maîtrisons pas.
Notre proposition est simple : concevoir ici une famille cohérente de systèmes : un drone de surveillance longue endurance, un missile de croisière, un robot terrestre et un micro-drone. Tous reposent sur la même électronique embarquée, elle aussi conçue et assemblée au Sénégal.
Nous ne montons pas sous licence le matériel d'un autre. Les formes aérodynamiques, les cartes électroniques et les logiciels sont notre travail. Ce que nous importons, nous le disons : les semi-conducteurs et les capteurs, que personne ne fabrique seul.
Ce qui se construit réellement , ce n'est pas un matériel. C'est un savoir-faire, et les ingénieurs sénégalais qui le porteront.
Ce que nous avons déjà fait
Chaque image de cette page est notre travail.
Les images de cette page ne sont pas des illustrations d'artiste. Ce sont les formes que nous avons effectivement conçues et les cartes électroniques que nous avons effectivement dessinées, rendues à partir des modèles vivants.
Tout cela est autofinancé. Les cartes électroniques, les cellules, les calculs, les prototypes : rien de tout cela n'a reçu le moindre financement extérieur.
Des cellules validées par le calcul
Les formes aérodynamiques ne sont pas des dessins : elles sont générées par programme, puis passées en soufflerie numérique sur un serveur de calcul dédié. Chaque version est mesurée avant d'être retenue.
Une carte électronique prête à fabriquer
Le premier module capteurs de la famille est terminé et son dossier de fabrication est complet : circuits, perçages, nomenclature, implantation. Il peut être commandé en l'état.
Une méthode, pas une maquette
Schémas et circuits imprimés sont produits par programme et vérifiés automatiquement, règle par règle. Ce qui a été appris sur une carte bénéficie immédiatement à toutes les suivantes.
Nous avons déjà livré
SUNU-PONIC, unité de culture hors-sol alimentée par énergie solaire, conçue et construite au Sénégal. La preuve que le passage de l'idée à l'objet fonctionne déjà.
La famille
Quatre systèmes, une seule base technique.
Ils ne se ressemblent pas et ne font pas le même métier. Mais ils partagent la même électronique embarquée, le même logiciel de vol et la même chaîne de fabrication. Cela divise le coût, le délai et l'effort de formation.
Drone ISR longue endurance
RAMATOU
Un drone de surveillance longue endurance conçu pour tenir l'air la plus grande partie d'une journée. De quoi couvrir une frontière ou une façade maritime entière en une seule sortie, puis recommencer le lendemain.
- Deux configurations sur une cellule commune : avec piste pour l'endurance maximale, ou décollage vertical là où il n'y a pas de terrain.
- Motorisation hybride : l'endurance du thermique, la discrétion de l'électrique.
- Boule optronique jour et nuit, charges utiles interchangeables selon la mission.
- Carburant logé dans la voilure, ce qui laisse le fuselage libre pour l'emport.
Missile de croisière à voilure déployable
SANGOMAR
Ailes repliées au lancement, déployées en vol. Il se stocke et se transporte en tube, se tire depuis une rampe légère sans piste ni avion porteur, et frappe un point désigné. Ou il surveille la zone, et attend.
- Ailes repliées au lancement, déployées en vol : il se stocke et se transporte en tube.
- Tiré depuis une rampe légère : ni piste, ni avion porteur.
- Navigation satellite et inertielle, trajectoire programmée avant le tir.
- Charge modulaire : tête d'observation ou charge militaire, même cellule.
Robot terrestre tactique à modules interchangeables
JAMBAAR
Un véhicule chenillé qui accompagne la section à pied. Le produit, ce n'est pas un équipement figé : c'est une interface mécanique et électrique unique sur laquelle viennent se monter le module de transport, le bras de déminage, le module de guerre électronique ou le tourelleau téléopéré.
Le produit, c'est l'interface
Quatre pattes usinées sur une platine de 800 par 460 millimètres, et un connecteur de puissance et de données. Identiques pour tous les modules. Le véhicule livré est un porteur : rien n'est monté, et le plateau est nu.
Les quatre vues sont rendues à la même échelle. Même véhicule, même platine, quatre emplois.
Comment cela est encadré
- Un humain décide, à chaque fois. L'emploi d'un effecteur exige un acte positif de l'opérateur. Il n'y a ni sélection autonome d'objectif, ni engagement autonome.
- Le porteur est livré non armé. Tel que fabriqué et livré, c'est un porteur : aucun armement intégré, aucune conduite de tir propre. Quatre points de fixation et un connecteur.
- Une chaîne de sécurité câblée en dur. L'arrêt d'urgence est câblé en matériel, non en logiciel, et coupe ensemble la motorisation, le circuit de tir et les amplificateurs radio.
- La classification à l'exportation se fait par module. Et non par véhicule. Chaque effecteur est conçu, qualifié et contracté séparément.
- Nous ne concevons pas de munition. Toute charge emportée est un produit acquis, qualifié par son fabricant.
- Une seule interface : quatre pattes usinées et un connecteur, identiques pour tous les modules.
- Chenilles souples : il tourne sur place et passe où un véhicule à roues s'enlise.
- Module de guerre électronique non cinétique, pour protéger convois et rassemblements des drones et des engins explosifs improvisés.
- Chaîne d'arrêt d'urgence câblée en dur, qui coupe aussi bien la motorisation que le circuit de tir.
Micro-drone pliable de reconnaissance
MELAX
Un micro-drone qui se plie à la taille d'une trousse, se déploie en quelques secondes et rend au chef de groupe la vue qui lui manque : derrière le mur, derrière la colline.
Un seul point d'emport, plusieurs emplois
Le même rail ventral reçoit une nacelle à largage rapide ou une charge. L'appareil n'est ni l'un ni l'autre tant que rien n'y est fixé : c'est une configuration décidée à la mission, pas un type d'aéronef.
Comment cela est encadré
- Un humain décide, à chaque fois. L'emploi d'un effecteur exige un acte positif de l'opérateur. Il n'y a ni sélection autonome d'objectif, ni engagement autonome.
- Le porteur est livré non armé. Tel que fabriqué et livré, c'est un porteur : aucun armement intégré, aucune conduite de tir propre. Quatre points de fixation et un connecteur.
- Une charge légère, et la boule optronique reste. L'appareil emporte une charge légère unique, très en deçà de la masse d'une grenade à fusil, et jamais à la place de la boule optronique. C'est elle qui permet d'identifier formellement un objectif avant toute autre chose.
- Aucun chemin électrique de la vision vers le point d'emport. Le module de vision embarqué n'est pas relié au circuit de largage. Un interrupteur d'armement câblé en dur le verrouille.
- La classification à l'exportation se fait par module. Et non par véhicule. Chaque effecteur est conçu, qualifié et contracté séparément.
- Nous ne concevons pas de munition. Toute charge emportée est un produit acquis, qualifié par son fabricant.
- Bras repliables : plié il tient dans une poche de sac, déployé il mesure la largeur d'un avant-bras.
- Boule optronique jour et nuit sur trois axes, ou une charge légère emportée sous le ventre.
- Liaison vidéo chiffrée, lancé et récupéré à la main, en vol en moins de deux minutes.
- Vision embarquée : il continue de se situer même si le signal satellite est brouillé.
Électronique embarquée
Un cerveau commun, adapté à chaque cellule.
BUUR est la famille de calculateurs de vol qui équipe les quatre systèmes. Le même logiciel, les mêmes outils, la même chaîne d'achat, décliné en trois tailles de carte selon ce que l'engin doit faire.
Fabrication locale
Conçu pour être fabriqué ici, pas conçu ailleurs puis rapatrié.
Ce que nous fabriquons
Structures composites et usinées, faisceaux, intégration, assemblage et test des cartes électroniques, essais et qualification. C'est là que se crée la valeur et que se forment les compétences.
Ce que nous importons, assumé
Semi-conducteurs, capteurs optroniques, cellules de batterie. Aucun pays ne les fabrique seul. Notre objectif n'est pas l'autarcie mais la maîtrise : savoir concevoir, intégrer, réparer et faire évoluer.
Pourquoi cela tient
Les choix techniques sont pris en fonction de l'outil industriel réellement disponible au Sénégal, et non de celui d'un pays de référence. Un composant qui ne peut être posé ni repris à Dakar n'entre pas dans la conception.
Normes et durabilité
Ce que nous visons, et ce que nous ne prétendons pas encore.
Essais d'environnement : chaleur, poussière, vibration, humidité. Nous l'utilisons comme référentiel de conception pour le climat sahélien, à 45 degrés, dans la latérite, le sable et les embruns.
Environnement des équipements aéroportés. Utilisée comme guide pour l'électronique de vol, sans revendication de certification.
Critères d'acceptabilité des assemblages électroniques. C'est le référentiel qui rendra l'assemblage local vérifiable et comparable.
Système de management de la qualité, visé pour la phase de production pilote.
Nous citons ces référentiels comme cadre de conception et objectif de qualification, non comme certifications déjà obtenues. Cette distinction est volontaire : elle est la condition d'une industrialisation crédible.
La feuille de route
Trois phases, chacune conditionnée à la précédente.
Concevoir et prouver
Laboratoires de recherche, bancs d'essai et premiers prototypes volants et roulants. L'électronique embarquée passe de la conception à la carte fabriquée et testée.
Produire et intégrer
Passage de la série pilote à la production. Intégration de l'intelligence artificielle embarquée et montée en cadence de la chaîne de fabrication locale.
Ancrer et exporter
Un campus défense, l'exportation régionale, et le transfert durable du savoir-faire vers l'écosystème industriel sénégalais.
Le calendrier court à compter de la mise en place du financement.
Éthique et conformité
Ce que nous construisons, et ce que nous ne construirons pas.
Beye Tech Division Défense inscrit son action dans le respect des traités internationaux sur les armements, des régimes de contrôle à l'exportation et des règles de non-corruption. Nos systèmes sont conçus pour l'observation, la protection des forces et la réduction de l'exposition humaine.
Commande humaine, toujours
Tout engagement exige un acte humain positif. Nous ne concevons ni sélection autonome d'objectif, ni engagement autonome. Sur ces machines, c'est un fait de câblage et non une promesse : le module de vision n'a aucun chemin électrique vers le point d'emport.
Le porteur et l'effecteur sont deux produits distincts
Les véhicules que nous fabriquons et livrons sont des porteurs, sans armement intégré et sans conduite de tir propre. Un effecteur est un produit distinct : conçu, qualifié, classé à l'exportation et contracté séparément. La classification à l'exportation se fait par module, jamais par véhicule.
Nous ne concevons pas de munition
Toute charge emportée est un produit acquis, qualifié séparément. Nous ne revendiquons ni munition rôdeuse, ni aéronef à usage unique, ni engagement automatique d'objectif.
Utile en temps de paix
Surveillance des côtes et de la pêche, suivi agricole, cartographie, secours en zone isolée : les mêmes plateformes servent des missions civiles entre deux emplois militaires.
Besoin d'un prototype, ou d'un projet pilote prêt pour la mission ?
Dites-nous le besoin et le terrain. Nous vous dirons franchement ce qui est prêt aujourd'hui, ce qui est encore au banc, et ce qu'il faudrait construire.